May the force be with her !
Le retour des filles dans le rock, avec plein de talent dedans !
Aaaah, quand les femmes s' en mêlent, c'est toujours plus savoureux.
De bonnes découvertes ces 3 dernières semaines, qui m' ont régalé les esgourdes et qu'il serait inhumain de ne pas étendre au partage (Vox est là pour ça non ?).
Kate Nash tout d'abord, qu'un ami (connaissant mes goûts (r)affinés) m'a mis entre les feuilles en me la décrivant comme la rencontre entre Lily Allen et Regina Spektor.Il est vrai qu'il y a de cela et plus encore dans le coffre, les doigts et la sève de cette jeune artiste dublinoise, qui écuma les bars Londoniens avec un répertoire de reprises avant de se forger une réputation galopante par le bouche à oreille myspace.Il faut dire que sa jolie voix qui rebondit avec aisance sur des arrangements tantôt pop, tantôt folk, tantôt soul, ne laisse vraiment pas insensible et la voir en image décoche des flèches droit au coeur, pour preuve :
La miss (qui ne fait désormais que des shows 'sold out' en terre anglaise), sera de passage au Point Éphémère à Paris le 27 de ce mois.Un rendez-vous à ne pas manquer, car il est évident que son prochain retour par chez nous se fera dans une salle beaucoup moins confidentielle.
Autre découverte, autre virtuose naissante, et pas des moindres, Jesca Hoop, songwriteuse californienne qui pratique un dérivé de folk atypique (un genre émergeant, et aujourd'hui étiqueté 'psyché-folk', établi sur les déviances sonores de Coco Rosie et Feist).Jesca se distingue par son univers musical à la fois dépouillé et envoûtant.Tout ne part que de quelques notes, évolue de façon crescendo, avant de se transformer en véritable voyage sensoriel, guidé par les reliefs ondulés de son timbre caressant.Quand on y a goûté, difficile de s'en détacher et pour s'en convaincre, même les vidéos amateurs, de qualité approximative, font leur effet :
Après le calme et la douceur, la fièvre et la tempête; comment dans un sujet titré 'Girl Power' ne pas évoquer la rafale de groupes féminins qui sévit actuellement dans les charts undergrounds et sur les dancefloors, et qui ressuscitent avec fougue le mouvement riot grrrrl et féministe (un temps muselé).Inutile de faire ici l' éloge de The Gossip, LA référence du moment (avec The Bellrays, son alter-ego trempé dans l' ébène).Ce trio de l' Arkansas emmené par la sulfureuse Beth Ditto, une frontwoman au charisme bulldozer, aux formes ravageuses et au groove pulmonaire, fait dans le haut de gamme, sur skeud comme sur scène.Si le groupe était sorti 30 ans auparavant, les pontes de la Motown auraient vendu père Marvin et Mère Ross pour s'arracher un tel phénomène.Car ça vous remue le bassin aussi virulemment qu'une envie de faire l'amour; normal, cette musique là c'est de l' oestrogène bien frappée qui se plante direct' en intra-veineuse.
Le clip old school qui m' a fait craquer et acheter le vinyle (car ça messieurs-dames, ça se bouffe en tours de sillons !) :
Oui, mais tant de bonheur, c'est quand même trop peu ... Alors quoi d' autre ?!
Hé bien You say party, We say die ! devrait ravir les amoureux du groupe sus-cité, car on y retrouve la même énergie, la même éloquence et la même envie d'en découdre avec la pop trop sage par des dérapages incontrôlés.
Des hymnes qui font se confronter la hardiesse du punk et des mélodies disco, ils fallait oser, ces 5 canadiens l'ont fait, ressuscitant dans le même temps le moog, les fantômes de That Dog et des Breeders, la dance-touch en plus.
Déjà testé et approuvé pour ma part sur scène, comme dirait l' autre : 'c'est de la balle baby !
Impossible de partir en faisant l' impasse sur la scène hip-hop, où les Northern Sate fomentent une semi-révolution artistique.
Loin des Lil' Kim et autre Missy Elliot dont le discours se limite trop souvent à de l' anti-machisme, il y a chez ce trio féminin New-Yorkais un vrai talent dans l' écriture et le jonglage des mots qui rappelle Luscious Jackson.
L' engagement politique est virulent mais pas dénué de second degrés.Ca se nomme de la finesse d' esprit, tout simplement.L' alternance des chants est parfaite et le travail des sons imparable ( faut dire aussi que l' album est produit par Chuck Brody qui s'est déjà frotté au Wu Tang Clan et Adrock des Beastie Boys).Mike Patton ne s'y est pas trompé en les signant sur son label à la charte artistique très sélect'.
Voilà pour cette fois, mais gare aux louves, elles ne restent jamais cachées dans les bois très longtemps.
BigBuz
O live R

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